vendredi 10 août 2012

Faso Danfani: le Pagne Tissé du Faso



L’an dernier lors d'une mission au Burkina Faso, j’ai découvert le pagne tissé Burkinabé (le Faso Danfani) qui ressemble beaucoup à ceux qu'on retrouve ici en Cote d'Ivoire (les pagnes Baoulés)


J’en ai acheté pour faire des cadeaux en rentrant au pays et toutes celles à qui je lai ai offerts ont apprécié et en redemandaient. Je me suis donc dit, "pourquoi ne pas les revendre ici a Abidjan?" Et c’est ainsi que  je me suis trouvée une seconde activité.

Je voudrais vous faire découvrir ces pagnes à travers ce petit voyage d'image et de lecture, comment sont fabriqués ces pagnes ? Par qui ? Et où ?

Suivez-moi...

En effet, le Faso Danfani qui signifie"pagne tissé au Faso" est une fabrication artisanale entièrement faite à la main avec un outil: le Métier


Le pagne est tissé par des femmes dotées d'un savoir faire extraordinaire et j'ai eu l'occasion de rencontrer certaines tisseuses lors de mon dernier voyage (Mon Premier Voyage en Train: Abidjan-Ouaga) sur la ville de Ouagadougou au Burkina Faso.


Les femmes de l'ONG UAP-GODE (une  association de femmes tisseuses burkinabées) m'ont accueilli sur leur lieu de travail et la j'ai été subjuguée par le travail formidable et méticuleux que constitue le tissage du Faso Danfani:



l'ONG UAP-GODE

le fil de tissage qui va être ajuster 


la teinture du fil selon la couleur désirée

les métiers pour tisser les bandes de pagne

fixation des fils sur les plaquette du métier 

le tissage sur le métier



le tissage par Mme Guissou (membre de l'ONG) sur le métiers pour les grandes bandes

Ces femmes s'organisent en petit groupe de travail, et les taches principales sont ensuite reparties:
  • La 1ère étape consiste à défiler les rouleaux de fils et de les ajuster grâce à un petit mécanisme qu'elles ont trouvé pour atteindre  la mesure nécessaire pour tisser 4 pagnes. 
  • La 2ème étape est la teinture: les lots de fils doivent être teints selon la couleur désirée ensuite séchées sur de simples cordes à linge, un vrai travail de chimiste.
  • La 3ème étape est la fixation des fils à tisser sur les plaquettes des métiers. Ce travail est totalement manuel et nécessite une grande patience et une habilité des mains. 
  • Une fois les fils fixés sur les plaquettes, le tissage, la 4ème et dernière étape peut alors commencer: 
Les mouvements synchronisés et réguliers du tissage exige de la force et une bonne concentration pour faire passer le fil de trame grâce à la navette tout en alternant les plaquettes sur lesquelles sont fixés les fils de différentes couleurs. Ceci justifie les belles compositions de couleur dans les pagnes. Une petite démonstration  en image ?



 L’ONG UAP-GODE offre également une vitrine pour faire connaitre le travail des tisseuses et dispose d'une boutique sur son site même 

On y trouve toutes les créations des tisseuses que l'ONG leur rachète et  revend à un large portefeuille de clients nationaux et internationaux: stylistes, commerçants, particuliers etc.

On y trouve entre autres des pagnes tissés de différentes qualités, des vêtements traditionnels pour hommes, femmes et enfants, des écharpes, des portemonnaies, des nappes de table et des rideaux. 






Et le résultat est tout simplement magnifique! 
Pour moi en tout cas ce fut un véritable Coup d'Cœur (#cdc)... et vous?

 visitez ma page Enitaya's Shoppin'  sur Facebook pour toutes vos commandes!  
#luciole 


samedi 4 août 2012

Mon premier voyage en train: Abidjan-Ouaga



Il est 9h ce mardi 17 Juillet 2012,  quand je débarque a la SITARAIL, gare du train à Treichville (Abidjan).

Enfin ce fameux voyage en train que j'avais planifié depuis des mois et repoussé  à  chaque fois pour des imprévus.

Premier détail frappant: il y a du monde qui voyage par le train!

Une file interminable qui se tient devant l'entrée principale de la gare. C’est l’heure de l'embarquement. Grâce  à  un ami bagagiste je réussi à entrer en gare sans faire le rang: je voyage quand même en 1ère classe!





le wagon de 1ère Classe

Ah ! la 1ère classe !: le seul wagon de 1ere classe de ce long train contenant plus de 10 voitures de 2ème classe essentiellement occupées par les passagers commerçants qui transportent des marchandises sur la ville de Ouagadougou au Burkina Faso, mais aussi quelques voyageurs résignés de n'avoir pas pu se procurer l'une des 40 places prisées de la 1ère classe.






Il est 10h, je m’installe a la 34e place de ce wagon sombre un peu trop surchargé par des bagages de voyageurs qui se sont bien préparés pour se voyage de plus de 36 heures pour atteindre la destination de Ouaga.
2e détails frappant: il y a au moins 10 enfants  à  bas âges dans ce wagon... imaginez la suite pendant les 36 prochaines heures...

Les sièges ne sont pas ce qu'il y a de plus confortables, mais… ça, c’était ce que je pensais avant de visiter un wagon voisin en 2e classe...












Quant aux toilettes, je me passerais de tout commentaire...:

les toilettes!!



























Ah oui il y avait aussi le Bar! Que serait la 1ère classe sans l'air conditionné qui fonctionne  selon ses humeurs et le Bar miteux qui a perdu tout son charme et de son hygiène depuis les années 90!



C’est bien ici que les plats sont cuisinés et servis pour notre 
plus grand régal! 



Heureusement que j'avais déjà de quoi tenir jusqu’à la fin de ce long voyage. Les serveurs n'étaient pas du tout sympathiques encore moins mignons comme je l’avais espéré…


 Enfin bref la voyage commença et c’est avec soulagement que je découvre qu’un voyage en train n’est pas si pénible comme on peut se l’imaginer..


Ce qui est génial dans le train, c’est que les voyageurs peuvent sortir des wagon et traverser d'autre ou se rentre entre deux wagons pour fumer une cigarette et prendre l'air et observer le paysage qui défile pus ou moins  à  grande vitesse..


On fini par s’habituer au bruit des machines et a ajuster ses mouvements pour ne pas renverser sa bouteille d’eau ou pour se déplacer et marcher entre les wagons ! J’ai adoré ça !






Ocomar  à suivre sur twitter, un grand frère, grand fan des voyages en train m'a raconté qu’il ya quelques années, il faisait bon vivre a bord de ce même train, plus neuf et l'état des rails favorisait un voyage moins long et plus agréable.

Ses voyages en train lui  rappelaient ses cours d'histoire et géographie sur la Cote d'Ivoire : notamment la végétation et le climat se retrouvaient bien dans ce paysage, 


On part de la forêt avec des bananeraies, ananeraies, palmeraies vers la savane. Et lorsqu'il arrivait  à  chaque quai de gare les vendeuses proposaient des spécialités de leur régions, il aimait particulièrement les fruit, ananas, banane corossol, fruit de la passion etc..

















Certaines commerçantes achetaient des vivres dans le train pour les revendre au fur et  à  mesure que celui-ci avançait vers le nord : la cola s’achetait à Azaguié, l’attiéké, la tomate et les aubergines  d’Abidjan à Bouaké le tout revendu vers Ferkessédougou, Ouangolodougou et Banfora…

                                                  


                                                   




Le train à l’époque c’était aussi quelques vacanciers qui revenaient vers Abidjan, des rencontres et des cohortes toutes gaies, mais tout cela a bien changé depuis ces années et les dernières crises qu'a connu notre belle Terre d'Ivoire n’ont pas manqué d’y inscrirent leur traces.. 

Aujourd’hui nos gares ne sont plus que l'ombre d'elles mêmes, nos trains transportent que des marchandises telles que les vivres et le bétail et quelques commerçants qui voyagent avec leurs marchandises. 

















Nos quais aussi bien que les wagons du train auraient bien besoin de rénovation. Beaucoup de jeunes Ivoiriens n'ont jamais voyagé  en train et beaucoup d'entre nous aimeraient pouvoir le faire et partager cette belle expérience avec une note de gaîté et de fierté, d'autant plus que cela favoriserait le Tourisme et la découverte de nos régions et de nos richesses culturelles alors, le Ministère du transport et le Ministère du Tourisme, ce serait innovant si vous y pensiez un peu, non?


#Luciole